Histoire
Marencennes est l’un des plus anciens villages de l’Aunis. Il en est fait mention dans une Chartre d’Hugues Capet (987-997) et l’on suppose que l’origine de son nom vient de “mare antiquum”, c’est-à -dire “mer ancienne”.Il est séparé du Fief de Saint-Germain par la vallée de la Gères, affluent de la Devise qui vient sur un très faible parÂcours arroser les terres de cette commune et la couper d’une vallée transversale.

Avant 1789 la commune était riche surtout en bois, froÂment, chanvre et vin. Ce qu’on appelle “les mottes” était la terre privilégiée du chanvre et chaque famille avait sa “motte”. A cette époque, il est vrai, Saint-Germain ne comptait guère plus de 320 habitants. Les Bugaudières étaient rattachées à Muron et Marencennes, Mounet, Étourneau, Les Ances à Saint-Pierre de Surgères.
Le 14 décembre 1789, le territoire des Bugaudières fut rajouté à celui de Saint-Germain, et le 6 août 1850, sous l’administration de Monsieur Louis Auguste Foucaud, Marencennes fut enfin réuni à Saint-Germain.
SAINT-GERMAIN-DE-MARENCENNES était né. La comÂmune comptera 1337 habitants en 1866 pour une superfiÂcie de 1647 hectares. C’est à cette époque également que furent construits les trois ponts Marencennes. Alors aussi le Conseil pensa à la construction d’une église. En 1846 les communes de Saint-Pierre et de Saint-Germain avaient songé, un moment, à se réunir pour le spiriÂtuel, en utilisant la vieille chapelle Saint-Nicolas. Mais le Ministre des Cultes avait ajourné cette affaire. Puisque les deux communes étaient réunies, on reprit la question. La construction de l’église et du presbytère ainsi que la maison de sÅ“urs de charité pour l’enseignement des jeunes filles (actuellement propriété de la Maison Familiale d’ApprenÂtissage Rural) furent l’Å“uvre personnelle de la famille Foucaud-Vinet.
La population va décroître au moment de la crise du phylloxéra, la commune étant fortement plantée de vignes. En 1936, elle sera de 694 habitants. Le dernier recensement de 1999 donne une population de 1178 habitants.
Les peupliers plantés sur la place de l’église en 1862 furent remplacés en 1889 par les tilleuls que l’on y voit encore. Petit à petit et jusqu’à nos jours la commune s’est enriÂchie de nouveaux patrimoines, chaque municipalité s’efforÂçant de faire le maximum pour améliorer le sort de ceux qui leur avaient fait confiance malgré le peu de ressources dont elle disposait : électrification, création d’un corps de Sapeurs-pompiers, remembrement, adduction d’eau, nouÂvelles écoles, terrain des sports, douches, trottoirs et caniÂveaux, éclairage public, lotissements, transports scolaires, zone artisanale, assainissement, salle pour les anciens, démolition de ruines et aménagements de places publiques et espaces verts, salle municipale, court de tennis et d’autÂres projets.
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