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Energie et patrimoine communal

9 avril 2008 Pas de commentaire

Le 14 dĂ©cembre 2007 – La France est engagĂ©e dans une politique pour maĂ®triser et rĂ©duire les consommations Ă©nergĂ©tiques et les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Les collectivitĂ©s territoriales et, parmi elles, les communes ont un rĂ´le majeur Ă  jouer pour contribuer Ă  la rĂ©ussite des engagements nationaux. Par ailleurs, le nouveau contexte d’ouverture des marchĂ©s de l’énergie nĂ©cessite un besoin accru de professionnalisation des acteurs territoriaux et un pilotage attentif des collectivitĂ©s de leur politique Ă©nergĂ©tique. C’est dans ce cadre que l’Agence de l’Environnement et de la MaĂ®trise de l’Énergie (ADEME), EDF et GDF, avec le soutien du Groupe Energie de l’Association des IngĂ©nieurs Territoriaux de France (AITF), ont dĂ©cidĂ© de renouveler l’enquĂŞte sur les consommations et dĂ©penses d’énergie des communes rĂ©alisĂ©e dans ses trois premières Ă©ditions (1991, 1996, 2001) par TNS Sofres.
La dernière édition de cette enquête avait pour but d’actualiser la connaissance des consommations et dépenses d’énergie des communes pour l’année 2005 et d’offrir aux communes des données de référence leur permettant de parfaire leurs connaissances et d’enrichir les outils de gestion de leur patrimoine.

La facture énergétique du patrimoine géré directement par les communes

La facture Ă©nergĂ©tique du patrimoine gĂ©rĂ© directement par les communes de mĂ©tropole reprĂ©sente une charge financière de 2,2 milliards d’euros en 2005, soit un peu plus de 36 euros par habitant. Mais cette facture a fait un bond de 19% entre 2000 et 2005 alors qu’elle n’avait augmentĂ© que de 3% entre 1995 et 2000. L’effet de la hausse des prix des combustibles et des carburants notamment en 2004 et 2005 a donc eu de sĂ©rieux effets sur le budget Ă©nergie des communes.

La dépense totale d’énergie représente près de 4% du budget de fonctionnement des communes et environ 10% de ce budget hors masse salariale.

Les écoles : premier poste de consommation énergétique des communes

Le patrimoine bâti (Ă©coles, bâtiments administratif, Ă©quipements sportifs et culturels…) reprĂ©sente les trois quarts de la consommation et près de 70% de la dĂ©pense d’énergie. Ce sont les Ă©coles qui demeurent le premier poste de consommation des communes devant les Ă©quipements sportifs et les bâtiments socioculturels.

Environ 20% du budget d’énergie d’une commune est liĂ© Ă  l’éclairage public et un peu moins de 50% de la consommation d’Ă©lectricitĂ© d’une commune dĂ©pend de l’Ă©clairage public. Enfin, les carburants des vĂ©hicules et engins municipaux, s’ils ne reprĂ©sentent que 7% de la consommation d’une commune, s’élèvent Ă  11% de la dĂ©pense d’énergie.

L’électricité et le gaz naturel représentent désormais près de 80% des quantités d’énergie consommées, le fioul domestique poursuivant son repli amorcé aux débuts des années 90.

La part du diesel dans la consommation des véhicules municipaux augmente à nouveau pour atteindre 68%. Mais on constate l’émergence des énergies « alternatives » (GPL, GNV, électricité ou carburant « vert ») même si les parcs et volumes de consommation en jeu demeurent faibles.

L’Ă©clairage public, l’isolation des bâtiments et la rĂ©novation des chaufferies privilĂ©giĂ©s par les communes

Dans le domaine de l’Ă©nergie, on note que l’implication de l’Ă©lu avec l’augmentation croĂ®t proportionnellement avec la taille de la commune. Au-delĂ  de 50 000 habitants, une collectivitĂ© sur deux a un Ă©lu en charge de l’Ă©nergie. Le constat est le mĂŞme s’agissant des agents techniques mais on observe que les agents en charge de l’énergie ne suivent pas rĂ©gulièrement le poste Ă©nergie. MĂŞme dans les grandes villes, la proportion d’agents en charge de l’énergie y consacrant un temps plein n’atteint pas 50%.

L’examen des actions entreprises par les communes montrent qu’elles ont privilĂ©giĂ© l’amĂ©lioration de l’Ă©clairage public, l’isolation des bâtiments et la rĂ©novation des chaufferies. Mais on constate aussi que les actions menĂ©es sont loin d’avoir concernĂ© l’ensemble du patrimoine. On estime d’ailleurs que l’impact de l’amĂ©lioration de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique des bâtiments (consommation au m²) sur l’évolution de la consommation globale d’énergie des communes tend Ă  se rĂ©duire sur longue pĂ©riode.

Téléchargez les résultats de cette étude au format .pdf
http://www.tns-sofres.com/etudes/tpi/141207_energie.pdf

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